Les passionnés – le 26 septembre 2026
Samedi dernier, j’ai eu le plaisir d’être invité à un événement automobile & motos réunissant notamment Extrem Automotive et BS Motor à Brindas.
Deux ambiances très différentes, deux époques et deux véhicules qui ont immédiatement attiré mon regard : une Porsche aux lignes résolument sportives et une Harley-Davidson militaire marquée par son histoire.
L’occasion de réaliser deux nouvelles photographies, mais dans des conditions bien éloignées de celles d’une séance organisée en studio.
Photographier au cœur d’un événement
Les conditions réelles de prise de vue : un environnement vivant et encombré avec lequel il faut composer.
Lorsque l’on regarde une photographie terminée, on oublie facilement ce qui se trouvait autour du sujet au moment du déclenchement.
Lors d’un événement, le photographe doit pourtant composer avec la réalité du lieu : le public, les passages, les autres véhicules, le mobilier, les murs, les éclairages existants et parfois très peu de temps pour réaliser son image.
Les photographies des coulisses permettent ici de mesurer toute la différence entre les conditions de prise de vue et les images finales.
C’est précisément dans ce type de situation que commence mon travail : observer le véhicule, rechercher le meilleur angle, choisir le cadrage et surtout imaginer ce que pourra devenir la photographie.
Silver Pulse : faire émerger la Porsche de l’obscurité
Silver Pulse – Patrice Cauleur Photographe
Avec cette Porsche, j’ai immédiatement été attiré par le contraste entre sa carrosserie argentée et ses éléments noirs.
J’ai voulu accentuer ce caractère en construisant une photographie beaucoup plus sombre et graphique. La lumière vient dessiner les volumes de la carrosserie, souligner ses courbes et détacher progressivement la voiture de son environnement.
De cette interprétation est née Silver Pulse : une image contemporaine, froide et précise, à l’image de la machine.
Rider on the Storm : laisser parler les traces du temps
Rider on the storm – Patrice Cauleur Photographe
Quelques mètres plus loin, changement complet d’univers.
Cette Harley-Davidson militaire raconte déjà une histoire par elle-même. Ici, il n’était surtout pas question d’effacer sa patine. Le cuir marqué, le métal, les traces d’usure et les imperfections font partie intégrante de son caractère.
Mon travail a donc consisté à isoler visuellement la moto pour laisser apparaître ses matières et sa personnalité.
Cette photographie est devenue Rider on the Storm, un titre qui évoque la route et la traversée du temps, avec un clin d’œil au morceau des Doors.
De la prise de vue à l’image finale
Ces deux photographies illustrent une partie du métier que l’on ne voit pas toujours.
Lorsque l’on découvre Silver Pulse ou Rider on the Storm, l’environnement présent au moment de la prise de vue a disparu pour laisser toute la place au véhicule.
Mais l’image finale commence bien avant la postproduction. Elle naît sur place : observer, choisir son point de vue, composer avec la lumière et l’environnement, trouver le bon cadrage et surtout imaginer la photographie que l’on souhaite obtenir avant même d’appuyer sur le déclencheur.
Deux véhicules photographiés le même jour, dans des conditions similaires, mais qui m’ont inspiré deux univers radicalement différents.
C’est aussi cela que j’aime dans la photographie automobile : ne pas simplement montrer une machine, mais chercher à lui donner une atmosphère et raconter son histoire.